France TV: Complément d’enquête gagne son procès contre Vincent Bolloré

France TV: Complément d’enquête gagne son procès contre Vincent Bolloré
Vincent Bolloré © Christophe Morin/IP3

Il n’y pas de diffamation.C’est la décision que le tribunal correctionnel de  Nanterre à rendu ce matin. « Complément d’enquête » sort donc blanchi des accusations portées par Vincent Bolloré.

Complément d’enquête nuire au groupe Bolloré

Le 7 avril 2016, un reportage de Tristan Waleckx et Matthieu Renier avait été diffusé dans le magazine « Complément d’enquête » sur France 2. Ledit reportage était consacré aux activités du groupe Bolloré au Cameroun. Il avait ainsi, été fait état de ce que Socapalm, une entreprise locale d’exploitation d’huile de palme, et dont le groupe Bolloré est actionnaire utiliserait de la main d’œuvre mineure. Le reportage remettait également en cause, les conditions d’attribution de l’exploitation du port de Kribi au groupe Bolloré. Une enquête qui n’a pas manqué de piquer au vif, le principal intéressé. L’homme d’affaire était alors monté au créneau pour dénoncer une calomnie. Il avait par ailleurs, formulé une plainte pour diffamation contre France 2 et son journaliste.

« Non » selon le tribunal de Nanterre

Le tycoon avait publiquement accusé de bidonnage, les journalistes et leur équipes. Mais pour le tribunal de Nanterre, il n’y avait rien de diffamatoire dans ce travail d’enquête. Vincent Bolloré se voit ainsi débouté à l’issue de deux années de procédure judiciaire. Un sérieux revers pour l’homme habitué à tenir les médias en laisse avec ce genre de coup de pression. La décision a immédiatement été saluée par plusieurs journalistes qui y ont vu, une victoire de la liberté d’expression et de la presse.

Mais il ne faut pas crier victoire trop tôt En effet, France 2 et Tristan Waleckx restent engagés dans deux autres procédures judiciaires concernant le même magazine. Le 12 juin prochain, le tribunal de commerce de Paris doit encore examiner une autre demande du groupe Bolloré. L’entreprise réclame 50 millions d’euros de dédommagement pour atteinte à ses intérêts commerciaux après la rediffusion du sujet le 21 juillet 2016. Et une autre plainte pour diffamation a également été déposée par la Socapalm au Cameroun.