Benjamin Givreaux met fin à la polémique: le service national universel sera obligatoire

Benjamin Givreaux met fin à la polémique: le service national universel sera obligatoire
Benjamin-Griveaux © Benjamin Girette

Le service national universel qui figurait parmi les promesses électorales est de toute évidence une priorité pour Emmanuel Macron. Benjamin Givreaux vient en effet d’annoncer que la mesure sera bel et bien bien effective et obligatoire.

Le service national universel sera obligatoire

La sortie de Benjamin Givreaux, porte parole du gouvernement, ce mardi 13 février a coupé court au débat que suscitait le service national universel. Le porte parole du gouvernement a notamment annoncé que la mesure concernerait toute la classe d’âge concernée, et serait obligatoire. L’annonce de cette vision du chef de l’Etat avait soulevé un problème d’interprétation divergente au sein même du gouvernement. Vendredi dernier, Florence Parly, ministre des Armées, avait déclaré que ce service national n’aurait probablement pas un caractère obligatoire dans le sens où les forces de l’ordre iraient chercher tout individu se soustrayant à la question. Selon elle, le gouvernement chercherait plutôt à mettre en place un certain nombre de mesures visant à inciter les jeunes à le réaliser.Mais deux jours plus tard, le ministre de l’intérieur s’est lui, dit favorable à un service national « obligatoire ». Quoiqu’il en soit, l’annonce du porte parole du gouvernement a été on ne peut plus claire. Le « service national » sera universel et obligatoire.

Le projet est il vraiment réalisable

Au titre des promesses électorales faites aux français en mars 2017, Emmanuel Macron avait annoncé un service national obligatoire et universel d’une durée d’un mois. Une mesure qui viserait filles et garçons d’une même classe d’âge. Dans les faits, on estime en effet que le nombre de jeunes concernés par la réforme serait compris entre 600 000 et 800 000 chaque année. Toutefois, des interrogations subsistent quant à la faisabilité du projet. Le coût estimé de l’entreprise est en effet compris entre 2 et 3 milliards d’euros par année. A cela s’ajoute le fait que les capacités d’accueil des armées ont été considérablement réduites depuis la suppression du service militaire en 1997. Un rapport parlementaire sur les modalités de mise en œuvre du projet est attendu pour le mois d’avril.