Prescription du viol: Naguit indigné

Prescription du viol: Naguit indigné
Nagui © FRANCK FIFE / AFP

Invité dans l’émission « Quotidien », Nagui a tenu à exprimer son point de vue sur un sujet de société quelque peu politique. L’animateur de « N’oubliez pas les paroles » a notamment abordé la question du consentement des mineurs à l’acte sexuel ainsi que celle de la prescription des crimes sexuelles.

Nagui dans la peau du politique sur « Quotidien »

Dans la soirée du mardi dernier, Nagui était sur le plateau de « Quotidien » pour faire la promotion de de son nouveau jeu « Seul contre tous ». Interrogé par Yann Barthès sur le sujet, Nagui a également tenu à commenter ses déclarations sur des faits de société. L’animateur de France 2 avait en effet, à travers des tweets exprimé sa position par rapport à l’âge du consentement sexuel et la problématique de la prescription des crime sexuels. Nagui a dans un premier temps semblé très surpris par le fait que le présentateur de « Quotidien » lui ait demandé la motivation de sa démarche. L’animateur de France 2 a donc tenu à relever la gravité de la situation. Pour lui, à treize ans, une fille ne saurait véritablement manifester un consentement éclairé. Le comble serait qu’un juge hésite à établir si un acte sexuel sur un mineur de cet âge là puisse être qualifié de viol.

Cette loi est inadmissible

Nagui s’est également dit choqué par toutes les violences et agressions dont sont victimes les enfants et les femmes. Il ne comprend donc pas comment les autorités peuvent parler de prescription en la matière. Pour lui, c’est tout simplement effarant qu’on ne poursuive pas l’auteur d’un délit de ce genre tout simplement parce que la loi aurait décidé que trop de temps a passé entre l’acte et le moment de la plainte. C’est tout simplement inconcevable, il serait tout simplement honteux d’évoluer dans un système qui prescrit ce genre de délit. Un violeur reste un violeur.

A 13 ans on ne peut pas dire non

Marlène Schiappa, la ministre de l’égalité entre les hommes et les femmes avait annoncé un projet de loi pour 2018, au terme duquel l’âge du consentement sexuel devrait être définie. Précisant d’ailleurs par la même occasion que celle-ci serait choisie dans une fourchette de 13 à 15 ans. Nicole Belloubet, ministre de la justice avait ensuite précisée que 13 ans serait finalement la limite  retenue. Et c’est justement cette annonce qui n’est pas du tout du goût de Nagui. A 13 ans, on ne peut ni être consentant, ni dire non à un agresseur.